Etre un conducteur responsable

Pour un conducteur, pratiquer l’écoconduite ou conduite économique, c’est faire des choix et adopter des comportements qui tiennent compte de l’environnement.
Je fais les choix et j’adopte les comportements qui permettent :

• de réduire la consommation de carburant et les émissions de gaz carbonique (pollution atmosphérique) • de réduire le bruit (pollution sonore).

4 principaux paramètres ont un impact sur les pollutions sonore et atmosphérique :

• le type de véhicule que je conduis ;
• l’état de mon véhicule ;
• la position du chargement ;
• ma manière de conduire.

Le choix du véhicule

Les différents types de véhicule peuvent être plus ou moins polluants, au sens de consommation de carburant et d’émissions de gaz carbonique. Faire le choix du véhicule le moins polluant, c’est aussi pratiquer l’éco conduite.

Connaître les caractéristiques de mon véhicule grâce à l’étiquette énergie

Pour tout achat d’un véhicule neuf, l’étiquette énergie permet d’informer le futur acquéreur sur le taux d’émission de CO2 et la consommation de carburant urbaine, extra urbaine ou mixte du véhicule concerné.

L’objectif est d’orienter prioritairement les consommateurs vers les voitures les moins émettrices de CO2 (ou dioxyde de carbone), principal gaz à effet de serre responsable du changement climatique.
L’échelle est composée de 7 lettres de A à G associées à 7 couleurs de vert à rouge, du moins polluant au plus polluant.

L’étiquette énergie indique donc :

  • le type de véhicule ;
  • le type de carburant ;
  • les consommations moyennes de carburant urbaine (ville), extra urbaine (hors agglomération), mixte (alternant ville et hors agglomération) ;
  • le taux de rejet en gaz carbonique (CO2) en gramme de CO2 par kilomètre ;
  • une position sur l’échelle : une lettre + une couleur.

Connaître les caractéristiques des pneumatiques

Comme pour l’achat du véhicule, il existe également une étiquette qui permet de connaître les caractéristiques des pneumatiques neufs et donc de faire un choix responsable. Cette étiquette note la performance du pneu sur 3 échelles :

  • la consommation de carburant ;
  • l’adhérence du sol mouillé ;
  • le volume sonore.

Faire le choix de l’électrique

Les véhicules électriques ou hybrides (fonctionnant au moyen de 2 sources d’énergie : carburant et électricité) sont moins polluants (au sens émission de CO2) que les véhicules essence et diesel. Ils sont également très peu bruyants (pollution sonore).

Le bonus/malus

En France, il existe un système de bonus/malus incitant à l’achat d’un véhicule moins polluant.
Le bonus écologique permet de récompenser via une aide financière à l’achat ou la location de longue durée, les acquéreurs de voitures neuves émettant le moins de CO2.

Plus les émissions de CO2 du véhicule sont faibles, plus le bonus écologique est important.
Le bonus est réservé aux véhicules électriques ou hybrides émettant moins de 110 g de CO2/km.
Le malus implique un surcoût à l’achat des véhicules les plus polluants. Le malus s’applique sur les véhicules neufs émettant plus de 130 grammes de CO2/km. Certains véhicules ne sont concernés ni par le malus ni le bonus.

L'entretien du véhicule

Un véhicule mal entretenu consomme plus et pollue plus. Je peux faire jusqu’à 25% d’économie de carburant si j’entretiens correctement mon véhicule.

Je vérifie la pression des pneumatiques

Avec le temps et les kilomètres, la pression des pneus diminue naturellement.
Rouler avec des pneus sous gonflés :

  • est dangereux (risque d’éclatement du pneu) ;
  • entraîne une surconsommation de carburant : le moteur en compensant la résistance au mouvement pour maintenir l’allure dépense plus d’énergie ;
  • use prématurément les pneus : la pression insuffisante génère un affaissement de l’enveloppe du pneu avec comme conséquences des risques d’échauffement plus élevés ;
  • Je dois régulièrement vérifier la pression des pneus.

Je réalise ou fais réaliser un entretien régulier

Un filtre à air encrassé endommage les conduits internes du moteur, des bougies usées conduisent à un allumage moins performant, des pneus sous gonflés augmentent la résistance à l’avancement.

Tous ces éléments impactent fortement le fonctionnement du véhicule, le moteur consomme alors d’avantage de carburant pour pouvoir compenser ces dysfonctionnements.
Il est important de réaliser un entretien régulier pour réduire la consommation de carburant, éviter l’usure prématurée du véhicule.

De manière générale, je dois surveiller toute anomalie (bruit, fumée, odeur, surconsommation de carburant..) et faire réaliser les contrôles et entretien nécessaires par des professionnels, si je ne possède pas les compétences adéquates.

Attention, si en cas de contrôle par les forces de l’ordre, mon véhicule présente un niveau de pollution supérieur à la norme autorisée, je risque une amende et l’immobilisation de mon véhicule.

Le chargement

En roulant, mon véhicule crée une résistance à l’air. Plus cette résistance est élevée et plus l’énergie nécessaire pour avancer sera importante entraînant une augmentation de la consommation de carburant.

Afin de favoriser l’aérodynamisme de mon véhicule, il est préférable de placer les bagages dans le coffre du véhicule.

En effet, un coffre de toit modifie l’aérodynamisme du véhicule, augmente sa résistance à l’avancement et entraîne une surconsommation.

Ma manière de conduire :

Mon comportement au volant a un impact direct sur ma consommation de carburant et la pollution sonore.

Je démarre en douceur

Lorsque le moteur est froid qu’il consomme le plus de carburant.
Sur les 1ers kilomètres, il faut éviter de trop solliciter le moteur pour l’amener en douceur vers une température convenable et limiter ainsi une surconsommation excessive de carburant.

J’évite les accélérations et les freinages inutiles, je garde une vitesse constante.
J’augmente les distances de sécurité, il sera plus facile d’adapter ma vitesse aux conditions de circulation.
Je fais preuve d’anticipation, je vais pouvoir réagir en douceur, réduire mon allure en cas de ralentissement :

  • je conduis en souplesse en passant rapidement les vitesses : pour éviter le surrégime, Il s’agit d’enclencher la vitesse supérieure au bon moment ;
  • je coupe le moteur dans les bouchons si je suis arrêté plus de 20 secondes ;
  • je respecte les restrictions de vitesse et de circulation imposées par la préfecture en cas de pic de pollution.

J’utilise les accessoires du véhicule de manière adaptée

La climatisation :

La climatisation automobile apporte un confort incontournable. Mais en contrepartie, elle présente l’inconvénient d’augmenter le besoin d’énergie et donc la consommation en carburant du véhicule. Je l’utilise avec parcimonie. Quand cela est possible, je stationne à l’ombre.

Quand je prends mon véhicule, j’aère l’habitacle avant d’allumer la climatisation afin de faire redescendre la température
Je limite à 5° la différence entre la température extérieure et intérieure.

Les aides à la conduite :

Mon véhicule est équipé de dispositifs visant à m’aider à comprendre le véhicule et la route. Ils mettent à ma disposition des informations qui vont me permettre d’identifier la présence d’un dysfonctionnement ou d’adapter mon comportement pour un conduite économe 

  • le GPS : il permet d’emprunter l’itinéraire de plus court, et d’éviter les bouchons ;
  • le régulateur de vitesse : il permet de maintenir une vitesse constante ;
  • le compte-tours : il permet de passer la vitesse au bon moment et d’éviter le sur régime ;
  • le stop-and-start : il permet la mise en veille du moteur destiné à économiser le carburant et réduire la pollution, le moteur s’arrête et redémarre automatiquement quand le véhicule est à l’arrêt (embouteillage, arrêt au feu rouge…) ;
  • l’ordinateur de bord : il indique la consommation moyenne de carburant, permettant ainsi de repérer une surconsommation anormale.